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Issâ : au sujet de ma métamorphose

Issâ : au sujet de ma métamorphose

Bonjour les Ami•e•s !

Cette page a pour intention de répondre aux questions que certain·e·s d’entre vous se posent avec mon choix d’apparaître sous une forme qui manifeste au plus près l’énergie de ce que je me sens être.

Depuis la première annonce de ma métamorphose, j’ai reçu en grande majorité des témoignages chaleureux de compréhension et de soutien.

J’ai également reçu un certain nombre de questions, remarques, suppositions, jugements et interprétations qui m’ont montré combien ce thème touche certaines personnes en remettant en question certains de leurs repères fondamentaux.

J’ai observé que les jugements les plus durs au sujet de ma métamorphose venaient de personnes me parlant au nom de leurs croyances religieuses ou spirituelles.

J’ai passé des heures à répondre individuellement à chacun de leurs commentaires, quel que soit le ton sur lequel ils s’adressaient, y compris lorsqu’ils m’insultaient.

J’ai conservé dans un document Word l’ensemble de mes messages de réponse : le document fait plus de 30 pages…

J’ai fait une synthèse de ces questions/réponses, que vous trouverez plus bas sur cette page.

Mon intention, en partageant avec vous cette synthèse, n’est pas de me justifier sur mes choix… chacun a son point de vue et mon intention n’est pas de vous en faire changer…

Je prends simplement soin :

– des besoins de clarté et de compréhension des personnes qui me regardent et m’écoutent sur Internet et ailleurs

– de mon besoin de faire le meilleur usage de mon temps et de mon énergie, en regroupant en un espace unique consultable en ligne toutes les questions-réponses à ce sujet : c’est l’intention de cet article, que j’enrichis au fil des questions reçues.

Ensuite, quant au fait de le faire même auprès de celles et ceux qui me parlent sous forme de jugements/interprétations/croyances/etc, c’est ma manière de « marcher ma parole » en me reliant aux besoins qui sont cachés sous l’expression tragique de leurs jugements et en rouvrant ainsi entre nous une fenêtre, là où l’autre venait d’ériger un mur (comme l’aurait dit Marshall Rosenberg, père de la Communication Nonviolente)…

Avant que vous lisiez cette synthèse, si vous en avez l’élan, voici l’essentiel de ce que j’ai à dire, de mon coeur au vôtre, au sujet de ma métamorphose, du choix de mon prénom et de celui de me genrer au masculin :

C’est parce que, en vérité, cela est juste et bon pour moi,
parce que la forme sous laquelle je choisis d’apparaître à présent
est celle qui manifeste au plus près la vibration de l’Être que je suis,
les sons de mon nouveau prénom permettant de la mettre en résonance.

Mon apparence actuelle est pour moi la « prise de terre » qui me permet de faire circuler avec aisance et joie l’énergie que je suis venu expérimenter et diffuser en ce temps particulier dans l’espace-temps nommé Terre.

Issâ : au sujet de ma métamorphose

Nota bene : ce que je nomme vibration est la qualité unique essentielle d’un être, quel qu’il soit. On pourrait parler également de sa couleur, de sa note, qui sont toutes des vibrations dans différentes échelles vibratoires.

Si le paragraphe précédent n’a pas résonné dans votre coeur comme une évidence et si des questions apparaissent dans votre tête, vous trouverez peut-être des pistes de réponse ci-dessous, où j’ai synthétisé les questions et réponses échangées depuis octobre 2020.

« Je suis désolée, mais j’ai du mal à vous voir comme un homme : je vois toujours Isabelle quand je vous regarde…»

Je suis tout à fait confortable avec cela ! Ma liberté est de choisir et d’incarner l’apparence dans laquelle j’aime me voir et de me nommer de la manière qui résonne pour moi. Et je n’ai aucune attente ni exigence que quiconque me voit et me nomme de cette manière. C’est votre liberté de ne pas le faire. C’est juste doux pour moi lorsque cela vous est possible, car cela s’accorde alors avec ma propre perception.
En même temps, j’ai beaucoup de clarté sur le fait que lorsqu’on a connu un être pendant des années sous une apparence et qu’il en change, on continue à le (perce)voir dans son ancienne apparence. En tant qu’êtres humains, nous avons très naturellement une préférence pour le connu, l’habituel : le changement, l’inconnu, l’inhabituel sont des sources de stress pour notre cerveau, qui privilégie toujours ses autoroutes neuronales habituelles.
Enfin, j’aimerais clarifier que si vous « voyez toujours Isabelle » quand vous me regardez, c’est sans doute aussi parce que vous percevez toujours son énergie en moi : c’est une part de moi, que je ne rejette pas, qui a ses propres qualités qui sont activées à certains moments dans ce que je suis et ce que je fais.

« Isabelle me manque, je ne la retrouve pas dans Issâ…»

Je comprends cela. Isabelle avait une certaine énergie, une certaine manière de parler, de transmettre, etc. Issâ en a une autre. En même temps, je constate qu’aucun de mes proches ne me dit cela. Pourquoi ? Parce qu’ils sont au contact de moi au quotidien, parce qu’ils me connaissent, dans tous mes aspects, parce qu’ils ont donc accès à qui je suis vraiment. La « Isabelle » qui vous manque est celle que vous voyez sur les réseaux, dans des vidéos. Idem pour le « Issâ » d’aujourd’hui. En vérité, vous ne me connaissez pas. Vous n’avez accès qu’à ce que vous voyez de moi dans des vidéos, ce que vous lisez de moi dans des textes. Et il se trouve que, par exemple, une des « Isabelle » qui a été la plus aimée était celle qui faisait rire dans les échanges avec les participants des « Rencontres au coeur du Vivant » (qui rassemblaient à l’époque de 200 à 500 personnes !) : j’ai arrêté ce type de stage après le Covid pour passer à des stages beaucoup plus intimistes (15 à 20 personnes) et je ne publie aujourd’hui que très rarement des vidéos de ces stages, car leur contenu est réservé à leurs participant·e·s. Ainsi, ce n’est pas seulement une apparence de moi qui vous manque, mais un mode de connexion à moi, par l’humour, la légèreté. Cette dimension est toujours présente (évidemment) dans qui je suis aujourd’hui, mais comme vous ne la voyez plus, elle vous manque. J’ai pris l’exemple de l’humour, mais c’est pareil pour bien d’autres dimensions de moi. Pour ma part, j’ai bien évidemment changé : pas parce que j’ai changé d’apparence, mais tout simplement parce que je suis un être évolutif, qui change au fil du temps. Et je gage que, si je n’avais pas changé d’apparence, certain·e·s d’entre vous auraient également la nostalgie de ma manière d’être « d’avant ».

« Vous prônez l’acceptation depuis des années, et là, vous en êtes le contre-exemple absolu ! Une vraie démarche spirituelle c’est d’accueillir le réel, à commencer par soi, non ? Pourquoi n’acceptez-vous pas votre choix d’incarnation ? Ce que vous faites est contre-nature, l’âme n’a pas de genre ! »

Au sujet de l’acceptation : ce terme est souvent érigé en diktat pseudo-spirituel… pourquoi devrions-nous prendre « accepter ce qui est » comme une nouvelle morale à laquelle nous devrions nous conformer pour être « spirituellement correct » ou parce que « accepter ce qui est » est censé être la preuve d’un certain degré d’évolution spirituelle ?

Pour ma part, j’ai toujours préféré « accueillir ce qui est » à « accepter ce qui est », car lorsqu’on parle « d’accepter » c’est le signe qu’une part de nous n’accepte pas (sinon on n’aurait pas à « vouloir accepter ») : en ce cas, j’ai à coeur de prendre le temps d’accueillir justement ce que cette part a du mal à accepter…

Par ailleurs, on oublie très souvent, quand on parle « d’accepter ce qui est », que, si on veut rester dans une notion d’acceptation de ce qui est, il serait précieux d’inclure dans cette acceptation non seulement les faits, les situations, mais également nos ressentis de ces faits et situations : là seulement, nous pourrions dire que nous sommes dans « l’acceptation de ce qui est »…

Par exemple, par rapport au genre, on va parler « d’accepter ce qui est » en pointant du doigt que l’être est censé « accepter ce qui est », donc le corps que (au choix, cocher la case) la Nature/Dieu/la Vie lui a donné. Ce faisant, on oublie complètement que « accepter ce qui est » inclut également que la personne accepte également son ressenti intime de qui il se sent être, ressenti qui est également l’expression en lui de la Nature/Dieu/la Vie…

En ce qui concerne la notion de « contre-nature » : certaines personnes considèrent seulement comme étant la « nature » des choses, le corps avec lequel on nait. En ce cas, le ressenti intime de ce que nous nous sentons être ne semble pas reconnu comme étant également l’expression de la Nature/Dieu/la Vie…

Pour ma part, je considère que ce qui est ma nature est l’ensemble de tout cela et donc, lorsque j’ajuste la manière dont je m’incarne à mon ressenti intérieur, je suis en accord global avec ma nature profonde…

Et surtout, ce qui est à mon sens « anti-naturel » est de ne pas être connecté à notre Nature originelle, à notre conscience source. Lorsqu’on fait un avec elle (l’expérience d’Unité que Ieshoua nommait « Le Père et moi sommes Un »), tout ce que nous incarnons ensuite est « naturel », car venant de notre nature véritable…

Ainsi, tout ce que je suis en train d’incarner, manifester et rendre visible actuellement est l’expression directe de cette nature-là et par là-même est « naturel »… Depuis là, j’utilise dans la matière tout ce qui est un soutien concret à cette manifestation de ma nature profonde.

Au niveau de l’âme (la matrice demeurant sur les plans subtils, qui donne naissance à des êtres incarnés), dans mon expérience et ma perception des plans subtils, elle est bien sûr en amont de la sexuation, certes, mais a souvent une polarisation  très marquée, ce qui peut lui faire choisir de manière préférentielle de s’incarner dans un genre particulier, dans un espace-temps particulier. Dans mon cas, j’ai reçu l’information au niveau de mon âme que lorsque celle-ci crée une incarnation sur Terre, elle choisit habituellement toujours de s’y incarner en tant qu’homme. Cette incarnation a fait exception à cette règle, pour la raison que j’explique ci-après.

Au niveau du choix d’incarnation : ce que je suis en train de vivre est l’exacte actualisation de mon choix avant cette incarnation : je peux l’affirmer ainsi car il se trouve que j’accède depuis mon plus jeune âge à l’espace-temps depuis lequel j’ai choisi cette incarnation… j’ai donc pu voir comment, en accord avec les Anciens du plan spirituel dont je suis issu, j’ai choisi de venir dans ce corps en sachant qu’il était celui d’une femme (car mon premier guide incarné ne m’aurait pas accepté comme disciple si j’avais été un homme) et j’ai choisi également qu’à un moment de ma vie, je le métamorphoserai, pour pouvoir diffuser à son intensité maximale la vibration dont je suis porteur…

Enfin, sur ce que serait une « vraie démarche spirituelle » consistant à « accueillir le réel », le plus simple est sans doute que je partage avec vous mon cheminement spirituel, ce qui vous permettra peut-être de vous relier à ma démarche en ce domaine et à ma manière d’accueillir le réel.

Mais avant cela, j’aimerais vous résumer ma vision de ce que peut être le but d’une démarche spirituelle : s’éveiller à notre nature véritable, qui est Une, pour ensuite manifester dans notre incarnation l’unique de l’être que nous avons choisi d’incarner.

En d’autres termes, s’éveiller à la réalité de la transparence originelle que nous sommes, (Source de toutes les nuances de couleurs existantes) en se désidentifiant de la couleur pour laquelle nous nous prenons habituellement, pour qu’ensuite, à partir de cette conscience-là, nous soyons en mesure d’offrir depuis la paix, la joie et la complétude la couleur unique de l’être incarné que nous sommes.

Voici un peu de mon parcours en ce chemin-là…

Je suis engagé depuis plus de cinquante ans (j’ai commencé ma quête du Divin à l’âge de 7 ans) dans un cheminement spirituel de libération des conditionnements et de vécu de l’Unité avec la Source. Ce chemin a emprunté diverses voies (chronologiquement, religieuse, ésotérique, initiatique, chamanique, druidique et unitive/non-duelle), toujours accompagné par des guides spirituels incarnés choisis pour leur intégration des qualités que je souhaitais développer et leur capacité à percer mes armures et voir mes angles morts de conscience…

Avant les vastes expériences d’Unité que j’ai vécues à partir de l’été 2009, toute mon attention était tendu vers atteindre le sommet de ce que je nommais « la montagne de l’Eveil », pensant que, si je l’atteignais, ma quête serait finie. A cette époque, j’avais tendance à considérer comme « spirituel » uniquement se qui se vivait sur les plans subtils, dans le non-manifesté et dans le domaine de la conscience. La dimension matérielle m’importait peu.

Puis, en juillet 2009, je vécu une grande expérience d’Unité avec le Tout qui me conduisit au sommet tant recherché de « la montagne de l’Eveil » : après les quelques semaines d’extase profondes qui s’ensuivirent, j’ai tenté de me construire un domicile à la hauteur de ce sommet, afin de pouvoir en faire mon quotidien… je n’avais alors rien compris au mode d’emploi de l’éveil… c’est une étape, pas le but, c’est le commencement de notre Vie, pas son achèvement… Ainsi, de 2009 à 2014, j’ai tenté par tous les moyens de me maintenir dans ces hauts sommets de la conscience, considérant comme inintéressant ce qui tentait de me ramener dans la matière, la manifestation et l’incarnation.

Puis, fin 2014, ce fut la chute : je m’offris le cadeau de vivre une relation de couple qui me contraignit à « atterrir », à revenir sur terre, où je découvris alors que je n’avais pas encore trouvé les moyens d’incarner toute la conscience que j’avais goûté en haut de la montagne de l’Eveil. Ce fut une rude période, de 2014 à 2019…
Comme me le disait à l’époque Nanna Michael (l’une de mes Guides spirituelles) « L’expérience d’Unité que tu as vécue, c’est le moment du Lotus : ce que tu vis maintenant, c’est revenir dans la vase qui nourrit ses racines… Tu as vécu l’éveil « en tant que lotus », il te faut à présent vivre l’éveil « en tant que boue »… et je peux vous garantir que j’en ai bavé, pendant ces années-là, prenant au passage 25 kilos (tant tout cela me pesait, alors que j’ai été filiforme toute ma vie), déprimant par moments…

Puis, pile 10 ans après mes expériences d’unité de juillet 2009, en juillet 2019, une nouvelle porte s’est ouverte sur mon chemin de conscience, par le biais d’une nouvelle relation de couple qui s’offrait à moi : là, enfin, j’ai pu accepter sereinement la redescente de la « montagne de l’éveil » et compris enfin ce que mes guides m’enseignaient depuis toujours : la première phase de l’Eveil est l’illumination, mais elle demeure inutile si elle n’est pas suivi de la seconde phase qui est celle de la réalisation , qui requiert d’incarner jusque dans la matière tout ce qui a été vu, connu, dans la phase de l’illumination.

Issâ : au sujet de ma métamorphose

Le parcours que j’ai entamé depuis octobre 2020 est la suite de cette phase de réalisation, une phase de manifestation, dans laquelle je m’autorise à avoir l’apparence dans laquelle je me sens le plus proche de qui je suis.

C’est la même Lumière au cœur de chaque être humain que je vois, le costume importe très peu, pourquoi vouloir en changer !

Oui, bien sûr qu’il n’y a que Cela, la Source, en train de se manifester en tant que tout ce qui est.
Je vous invite simplement à prendre soin de différencier les plans de l’Absolu et du relatif, chose à laquelle j’ai remarqué que l’on ne prend garde, tant qu’on n’a pas fini d’escalader le sommet de la montagne de l’Eveil : ce sommet représentant l’Absolu que l’on aspire à retrouver, je vois que tous les « alpinistes spirituels » engagés dans cet escalade voient les choses et en parlent uniquement depuis le point de vue de l’Absolu, faisant fi du relatif dont ils cherchent à s’extraire (puisqu’il contient les limitations et autres conditionnements dont ils cherchent à se libérer).

Or, s’il est vrai qu’il y a bien « une seule Lumière au coeur de chaque être humain », dire que « le costume importe peu » est typique du mélange entre Absolu et relatif. Car si la Vie/le Divin/l’Un/la Source joue à se goûter en tant qu’être humain, c’est justement pour savourer la délicieuse expérience de l’unique de chaque « costume » ! En faire fi est tout simplement faire fi de l’intention divine lorsqu’elle s’incarne !

Est-ce que le travail spirituel avec la Lumière de la Source ne pourrait transmuter votre corps sans que vous ayez à recourir à des transformations venant de la matière comme vous le faites ?

Je peux tout à fait me relier à votre positionnement actuel, qui est de penser que la Lumière/Conscience a le pouvoir de transmuter la matière, tout comme Jésus faisait des miracles en son temps : c’est une réalité. Simplement, encore une fois, comme je l’évoquais dans mon message précédent au sujet de la différence entre Absolu et relatif, j’ai conscience de ma capacité actuelle à produire de tels « miracles », permettant de transmuter la matière par la Lumière : depuis là, avec humilité, j’utilise certains éléments matériels pour soutenir cette transmutation, et j’utilise également toutes mes ressources subtiles pour cela.
Vous m’écriviez par ailleurs, « je pense qu’en me focalisant sur cette Lumière, sans rejeter mon corps mais en laissant la Lumière prendre place dans toutes les parcelles de mon être, celui-ci se divinisera de lui-même et pourra se transformer si besoin. »
Mon expérience est que ce corps EST le divin, déjà, dans chaque parcelle, il n’est que cela !
Mon guide David Ciussi l’appelle d’ailleurs « le corps-conscience » pour signifier combien il EST Cela qui est…
Donc, dans ma vision et mon expérience, il n’est pas question de « diviniser le corps », mais de « corporaliser le divin », c’est-à-dire d’incarner au plus près la vibration unique du Divin dans l’individu que nous sommes. Pour ma part, cela signifie, à ce moment de ma vie, de réaliser la transmutation que je suis en train d’effectuer.
Pour conclure, le Divin, sans sa joie d’être et de se goûter dans une infinie diversité, nous fait le cadeau de nous offrir des chemins variés pour s’expérimenter et chacun•e de nous suit la Voie qui fait le plus sens pour lui/elle.

Pourrais-tu m’éclairer sur les trans-formations de ton prénom. Le passage d’Isabelle à Isa, en enlevant le « belle »,le « b’elle », me paraissait « logique » effaçant la consonance féminine, comme si le genre qu’elle contient dans l’imaginaire commun n’était qu’un suffixe à l’identité profonde. La dernière graphie de ton prénom, maintenant Issâ, si semblable à la transcription qu’on fait de l’arabe du nom donné dans le Coran à Yeshoua/Jésus, m’a plus interrogé : se prend-t-il pour le Christ ? Derrière la question, qui semble au premier regard dire que c’est du délire, ce que je ne pense pas, j’interprète comme un message, celui d’une identification, non à la figure christique, messianique, eschatologiques des catéchismes ou des croyances, mais à la croisée du divin et de l’humain, de l’avant et de l’arrière plan que tu as décrit, du subtil et du manifeste… Est-ce un peu cela ?

Non, je ne suis pas arrivé à ce prénom par identification avec Jésus (même si j’ai un amour infini pour son énergie), mais par écoute intérieure de la vibration de mon être, le 22 juillet 2022. Tu sais peut-être que l’une des voies spirituelles dans laquelle je chemine depuis trente ans est l’Onsei-Do (la Voie du Son), qui transmet le principe de Kototama, selon lequel « tout ce qui apparaît dans la matière est la manifestation d’une vibration sonore que l’oreille humaine actuelle ne perçoit pas ». Ma pratique de Kototama m’a permis au fil des décennies de développer la capacité d’entendre ces vibrations subtiles sous formes de sons. Dans Kototama, on les nomme « les mots-âmes », ils sont littéralement des vaisseaux sonores de la Lumière-Conscience-Source qui nous origine. Ainsi, ce 22 juillet, après avoir vécu une expérience spirituelle d’Unité particulièrement intense, j’ai soudainement « entendu » la vibration « Issâ » qui résonnait tout autour de moi, sur les plans subtils et c’est tout naturellement que je l’ai intégrée et reconnue comme étant celle de mon être actuel. Dans le principe de Kototama, chaque mot-âme a une signification et lorsqu’on les assemble, cela donne des phrases au sens puissant. Ainsi, Issâ signifie, dans cette approche « Le Feu de Joie originel se densifiant pour s’offrir en tant que Lumière d’Amour » : vaste programme !

Enfin, une fois cette vibration-là entendue et intégrée, c’est avec joie que j’ai découvert qu’Issa (Kobayashi) était également le nom d’auteur de l’un des plus célèbres auteurs japonais de haïkus (1763-1827).

Pour rappel, selon l’antique voie de Kototama, les haïkus sont des structures sonores de 17 sons (5/7/5 syllabes) nous mettant en résonance avec Amatsu Iwasaka « L’enceinte céleste », la dimension vibratoire la plus subtile de notre être, en laquelle nous pouvons nous ressourcer.

Voici l’un des haïkus d’Issa :

Issâ : au sujet de ma métamorphose

Waga hoshi wa
Doko ni tabine ya
Ama-no-gawa.

Dans le soir d’été
Où est cachée mon étoile
Dans la voie lactée ?

En conclusion pour le prénom Issâ : je l’ai d’abord reçu en vibration, puis intégré avec joie en me reliant aux êtres qui sur cette Terre l’ont déjà porté au service du plus grand nombre…

De tout coeur, je fais le voeu que chaque être sur cette planète accède en ces temps particuliers à la vibration unique de son être et s’autorise à la manifester, quand bien même elle ne serait pas comprise par autrui !

Avec tendresse,

Issâ Padovani

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