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Je t’accompagne à tendresser le Vivant, en toi, en l’autre, au coeur du Tout, pour goûter enfin la douceur que tu cherches tant !

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Se tendre ou être tendre

Je vous invite à vous demander à quoi vous aspirez le plus, en cet instant…

Prenez le temps, juste là, posez votre téléphone,  votre tablette ou détournez pour un instant les yeux de votre ordinateur et interrogez-vous : « Qu’est-ce que je veux, plus que tout ? »

Puis demandez-vous : « Si cela se passait, quest-ce que cela me permettrait de ressentir, comme état intérieur ? »

Peut-être trouverez-vous comme sentiment, la joie, le bien-être, la satisfaction, la fierté, etc.

Posez-vous ensuite cette dernière question : « Et si je vivais cet état intérieur, comment mon corps se sentirait, ensuite ? »

Quelles que soient vos réponses aux questions précédentes, il y a de fortes chances que la réponse à cette question-ci soit : « Détendu, mon corps se sentirait détendu, je ressentirai de la détente, dans tout mon corps… »

Oui, quel que soit le besoin que nous cherchions à nourrir par la réalisation que nous souhaitions, ce que nous ressentirons corporellement, une fois cet objectif atteint, sera de la détente.

Une fois au clair sur ce que je recherche vraiment, j’aime me poser la question : « Est-ce que le chemin qui me conduit à cette destination en a déjà le goût ? »

En d’autres termes, si ma destination est la détente, est-ce que je la goûte déjà, pas à pas, sur le chemin qui est censé m’y conduire ?

Imaginez un instant : enfin, c’est le grand moment du départ en vacances ! Vous avez rêvé de ce moment depuis des mois, lorsque, submergé de travail, vous aviez l’impression que vous alliez finir par faire un burn out… Et puis, enfin, ça y est, les vacances sont là : trois semaines étirent leur horizon somptueusement vide devant vous et vous vous réjouissez de tout ce temps libre à votre disposition. Ce matin, avec votre famille, vous prenez la route pour cette merveilleuse station balnéaire, dans le Sud, où vous allez pouvoir goûter la chaleur et le farniente auxquels tout votre être aspire : cela vous donne une pêche d’enfer et c’est de toute bonne humeur que vous prenez la route vers ce soleil qui vous attend.

Une bonne playlist de musiques qui vous font joie au cœur et hop, vous voilà parti, conduisant votre voiture avec l’enthousiasme de vos vingt ans, chantonnant gaiement avec toute la famille.

Trois heures plus tard, les bouchons à la sortie de Paris, puis sur le périphérique de Lyon ont eu raison de votre joie et le stress commence à vous envahir : « À ce rythme-là, on ne va jamais arriver à l’heure pour prendre les clefs du gîte ! »

Fin des vacances. À cet instant précis.

« Est-ce que le chemin qui me conduit à cette destination en a déjà le goût »

Réponse : non !

Je pars en vacances pour me détendre.

Est-ce que la route des vacances a le goût des vacances ?

Si oui, peu importe si la destination ne m’offre pas exactement la détente que j’attendais, parce que je goûte déjà cette détente, sur la route qui m’y conduit…

Si non, je viens d’entrer dans l’enfer de « l’après » : je crois que le bonheur viendra quand je serai arrivé au gîte et tout ce qui va se mettre sur ma route pour y arriver va être considéré comme un obstacle à mon bonheur.

À partir de là, je commence à me tendre vers ce but, me stressant de plus en plus face à tous les imprévus, vivant de plus en plus de tension et de violence intérieure face à tout cela…

La détente, c’est maintenant.

Dans l’instant sans après.

Pour la détente, il n’y a pas d’après.

En cet instant précis, il m’est toujours possible de me détendre.

Mon corps est là, allié bienveillant, m’ouvrant l’accès à ce paradis terrestre que je cherche avec tant de force.

Inspir.

Expir.

Inspir.

Expir.

Inspir.

Expir.

Dans la présence simple à mon souffle, je goûte mon existence.

Le corps est là.

Je suis là.

Le corps ne peut pas être plus présent qu’il ne l’est en cet instant.

Je ne peux pas être plus ce que je suis que je ne suis en train de l’être en cet instant.

Dans la présence consciente à mon existence, je découvre la détente qui a toujours été là. Sans projet. Sans intention. Sans tension.

La Vie se goûtant elle-même, au cœur de cet instant.

Joie pure, sans autre objet que sa seule existence.

De là, je découvre que tout mon fonctionnement habituel est fondé sur une incompréhension majeure, sur un contresens tragique : je crois que c’est en obtenant la satisfaction de mes désirs que j’obtiens la détente, alors que la détente préexiste à mes désirs… Elle est ce qui est toujours là, entre deux désirs. La réalisation d’un désir, l’obtention de ce que je souhaite me permet simplement de goûter de nouveau à la détente que la tension générée par ma quête d’obtenir ce que je désire m’a voilée.

Le schéma ci-après illustre ce processus :

Lorsque je découvre la réalité de ce fonctionnement, ma vie change, à tout jamais…

Je quitte le monde du bonheur conditionnel, vers lequel je tends, en me tendant, pour entrer dans le royaume de l’attention (a-tension, sans tension), en lequel je goûte ma présence, en étant tendre avec ce qui apparaît en moi, d’instant en instant.

Je fais le vœu que la lecture de ce texte et l’exploration de ce site vous donne des clefs pour passer de « se tendre » à « être tendre »…

Extrait du Livre « Au coeur du Vivant : 140 graines de conscience pour une vie éveillée ». Vous pouvez acheter ce livre sur le site de l’éditeur (Editions Guy Trédaniel) ou sur toutes les plateformes de vente en ligne, ou chez votre libraire préféré !


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